Les Français et l’automobile : un attachement intact, des choix plus pragmatiques
94 % des Français associent toujours la voiture à la liberté, tandis que 64 % la considèrent comme une source de plaisir. Dans un contexte économique plus contraint, la sécurité (93 %) et le coût à l’usage (91 %) s’imposent désormais comme les principaux critères d’achat.
Paris, le 17 septembre 2026 – Depuis 2022, le Mondial de l’Auto s’appuie sur une étude menée par Ipsos pour mieux comprendre les Français et leur relation à l’automobile. À l’approche de la 91e édition du salon, Ipsos dévoile les résultats d’une enquête réalisée auprès de 1 000 citoyens âgés de 18 ans et plus.
Alors que l’automobile connaît de profondes transformations technologiques, économiques et sociétales, l’étude révèle un constat clair : les Français demeurent fortement attachés à leur voiture. Liberté, autonomie, plaisir ou encore attachement émotionnel continuent de structurer leur relation à l’automobile.
Cet attachement s’accompagne désormais d’une approche plus pragmatique au moment de l’achat. Dans un contexte de tension globale autour du pouvoir d’achat, les Français arbitrent davantage leurs choix en fonction de critères concrets tels que la sécurité, le coût à l’usage ou le confort.
L’attachement à l’automobile reste largement partagé
L’automobile conserve une place centrale dans le quotidien des Français.
- 91 % possèdent au moins une voiture dans leur foyer
- 94 % considèrent qu’elle leur apporte liberté et autonomie
- 81 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer
- 64 % la considèrent comme une source de plaisir
- 51 % disent avoir déjà ressenti un attachement presque sentimental à une voiture
Cette dépendance reste particulièrement forte chez les actifs de 25 à 55 ans : près d’1 français sur 2 utilisent leur véhicule pour plus de la moitié de leurs déplacements professionnels.
Des automobilistes de plus en plus pragmatiques
Si la voiture continue de susciter de l’attachement, les critères d’achat reflètent davantage les préoccupations du quotidien.
En 2024, les résultats de notre étude révélaient que le prix était le critère d’achat numéro un. En 2026, le coût à l’usage passe au second plan.
La sécurité arrive en tête des attentes (93 %), devant le coût à l’usage (91 %) et le confort ou l’espace intérieur (88 %). Les équipements (65 %), la performance (62 %) et l’écologie (62 %) complètent le classement. Parallèlement, près d’1 français sur 2 des Français considèrent encore la voiture comme un marqueur d’accomplissement social.
Les jeunes restent sensibles aux valeurs associées à l’automobile
L’étude met également en lumière l’attachement des jeunes générations à certaines dimensions symboliques de l’automobile.
84 % des 16-24 ans déclarent qu’ils souhaiteraient posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 65 % des 25-55 ans et 41 % des plus de 55 ans.
Plus l’âge augmente, plus l’aspiration au prestige diminue. Les plus jeunes apparaissent ainsi comme la génération la plus sensible aux deux valeurs historiquement associées à l’automobile : la liberté et le statut.
Le rôle essentiel des salons automobiles
Dans un environnement marqué par la digitalisation des parcours d’information et d’achat, les salons automobiles conservent une place singulière.
Parmi les Français qui déclarent s’y intéresser1 :
- 91 % les considèrent comme une vitrine des innovations
- 84 % apprécient la possibilité de découvrir les nouveautés en conditions réelles
- 86 % estiment qu’ils permettent de vivre la passion automobile
- 82 % les associent à un moment de plaisir
- 71 % à un moment de partage avec leurs proches
Enfin, 66 % des Français intéressés par les salons automobiles considèrent qu’ils les aident à se projeter dans un futur achat.
Du 12 au 18 octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, Le Mondial de l’Auto réunira constructeurs, équipementiers, acteurs de la mobilité et passionnés.
1 35% des Français déclarent s’intéresser aux salons automobiles
La Bretagne : un rapport à la voiture marqué par l’usage quotidien et l’attachement
L’étude Ipsos met en lumière une relation singulière des Bretons à leur véhicule, combinant forte intensité d’usage et attachement personnel, dans un rapport très concret à la mobilité.
Quelques chiffres clés :
- 70 % des Bretons utilisent leur voiture tous les jours, soit le niveau le plus élevé en France (vs 54,7 % au national)
- 91,8 % déclarent ne pas pouvoir se passer de leur voiture (vs 80,8 % au national)
- 55,8 % déclarent avoir déjà ressenti un attachement « presque sentimental » à l’un de leurs véhicules
- 31,3 % seulement considèrent la voiture comme un marqueur de réussite sociale (vs 44,7 % au national)
Ces résultats illustrent une relation à l’automobile très ancrée dans le quotidien, où la voiture est avant tout perçue comme un outil essentiel de mobilité, tout en étant associée à une dimension affective forte, plutôt qu’à un symbole statutaire.